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1. Déficit chronique en intelligences politiques et en projets innovants
Sans projet politique ni intelligence collective, la société marocaine ne peut ni se développer, ni se démocratiser, encore moins offrir aux générations montantes des espaces
d'épanouissement et de liberté, en clair, leur permettre de vivre dans une nation heureuse. Projet politique-- peut, d'ailleurs, se concevoir, prendre forme et être fédérateur des
intelligences collectives qu'à la condition d'être porté par la base, c'est-à-dire d'impliquer la plus grande partie des Marocains en visant haut et loin. Tristement, on observe que
politiquement, la société marocaine est en panne, et aucun carnet de route sérieux ne parait à l'horizon. Les partis politiques ronronnent en faisant de sur-place. Il est évident que le
déficit est chronique en intelligences collectives : hommes et femmes ayant un minimum de traits charismatiques, porteurs de stratégies politiques intelligemment agressives et
innovantes.
2. Intérêts personnels et du clan de la classe politique dirigeante jure avec le mal être et social des citoyens Marocains Plus déstabilisant; tournant presque à néant, les pratiques
politiques marocaines semblent sciemment contournée de leur mission morale, économique et sociale. A ce titre, les élus locaux comme leurs homologues nationaux, de tous partis confondus
paraissent avoir une grande gourmandise de la chose publique, une soif démesurée du pouvoir teintée de représentations cosmétiques et éphémères. Plus captivés par leur propre
enrichissement personnel et de leurs clans que de se positionner en leaders politiques par le mal être et social subi par leurs concitoyens en misant sur l'intérêt général. Dans leur très
grande majorité, les élus se présentent très peu sensibles et peu scrupuleux par la quotidienneté et les inquiétudes de leurs concitoyens. Sans étonnement, ces derniers leur rendent la
monnaie, facto, ne s'y reconnaissent notamment plus eux. A chaque élection, ils les sanctionnent davantage par le refus de voter, de surcroit, les Marocains adoptent une attitude de
poujadistes aguerris, l'exemple tout récent, concerne la grève orchestrée par la confrérie insolite des chauffeurs de taxis et des camions.
3. Absentéisme : grand vainqueur des élections de juin 2009
Nul ne doute que lors des élections communales de juin 2009, les Marocains vont bouder les urnes. L'absentéisme y sera le grand vainqueur. Quoi qu'il en soit, il est trop tard pour
chasser l'absentéisme pour les Communales, autrement dit, il ne sert à rien de chercher à agiter le drapeau du vote face à des citoyens détrompés, franchement en déroute vis-à-vis des
partis politiques en voie éteinte. Sans surprise, le verdict populaire dans quelques jours va contresigner une nouvelle sanction sévère pour toute la classe politique, de même que
l'ordonnateur public. Par une attitude de reclus politiques où par dégout social, les Marocains enfilent alors le veston des consommateurs apolitiques peu téméraires et de renégat. Par
défaut où inconsciemment, ils parasitent, pourrissent le politique et les partis politiques, et cherchent inlassablement la faille de telle manière à les pousser à enfanter des idéologies
extrémistes et/ou molles prescrites par des néo-bourreaux caractériellement frustrés, tombeurs d'une démocratie marocaine naissante.
4. Gourmandise et soif du pouvoir des partis politiques poussent les Marocains vers une démocratie populiste et apolitique Par ignorance intellectuelle où par quête d'obligations
primaires ; le manger et l'habiter, où par manque de culture politique, ou en s'accrochant à un islam, tantôt religion d'Etat expressions de la contestation politique de l'ordre établi,
tantôt idéologisé en actes politiques bruyants et harcelants, les populations marocaines majoritairement apolitiques et/ou dépolitisés sont, à leur tour, entrain de bâtir, naïvement où
par convictions de pensées idéologiques radicales et simplettes, débouchant sur la construction de forme de démocratie populiste et corporatiste. Nul doute, ce « Mal marocain » générateur
de risques de pollution politique s'expose, dans un futur présent, un grand danger pour la démocratie marocaine. La dépolitisation où l'apolitisation généralisée chez les Marocains trouve
ses fondements dans la logique d'un pouvoir absolu de la classe dirigeante, le manifestant par son mépris et son éloignement des gens et de leurs préoccupations. Classe dirigeante
composée d'une petite centaine de tribus d'élites : autant instruites qu'illettrées, brigue tous les postes de commande, toutes les instances de décision, toutes les finances, toutes les
connivences et les réseaux affinitaires et de communication. Depuis des décennies, sans être dérangée ni accepter de rendre compte de leur responsabilité ; elle se reproduit recentrant sa
stratégie de domination et du monopole sur l'essentiel, de ce fait, elle se maintient dans les sphères de pouvoir politique, économique, médiatique et culturel. Cette situation entraine
la diabolisation du pouvoir politique, des hommes politiques, des partis politiques et de leurs acolytes considérés, par les citoyens, comme extérieur à leur société et leurs
inquiétudes.
5. Démocratisation de la pauvreté, de lacorruption et de l'incivilité
On est donc au milieu d'une lourde crise de confiance et de désaveu politique à dimension culturelle et psycho-collective. Crise qui dégénère une désintégration sociale du vivre ensemble
tels le désinvestissement de la sphère publique, le déchargement de l'inconvénient sur les espaces du dehors et le désengagement total. Socio-politiquement, il se développe un spectacle
désolant qui annonce, à tous les coups, la déchéance des élus et des partis politiques, delà, avortant le développement de démocratie. Sociologiquement, la société marocaine ; hommes et
femmes, jeunes et moins jeunes ; lettrés et analphabètes, rural et citadin ; personne n'a confiance dans les élus ni dans les partis politiques.
Aux dires des Marocains, « les politiques ne pensent qu'à leur enrichissement personnel, à tricher et à nous dépouiller ». A cet égard, la démesure des inégalités sociales et économiques
via la démocratisation de la pauvreté, de la corruption et de l'incivilité, les consolident dans leur imagerie du politique. Résultat, leur décrochage est croissant de la chose publique,
entre autre, par leur refus de vote et leur désaffiliation institutionnelle du politique et aussi par leur désadhésion des organisations syndicales. Ce comportement n'est d'ailleurs ni
une réaction émotionnelle ni présentement instinctive. Psychosociologiquement et au niveau culturel ; c'est un mal Marocain organique répandu sur toute la société : analphabétisme,
corruption, prostitution, drogue, travail informel, terrorisme routier, insécurité… A cet effet, si le citoyen réduit tout ça à « tous pourris: sauf moi.. bien sûr ! ». Ce n'est pas un
moment de mauvaise humeur ni simplement un jugement de valeurs nihiliste par une minorité. Toute une population, du jeune lycée à la personne âgée, de l'ouvrier au cadre supérieur,
intègre le slogan « Politiques tous pourris» , et sont perçus dans une représentation d'homogénéisation objective et compacte. Sans surprise, les Marocains finissent donc par ne plus
s'offusquer de participer par l'abstention à une élection, même si une toute une infime d'entre eux tolère d'en élire un de plus. Dans ce cas, le vote ne peut qu'être illusoire et
politiquement sans aucune légitimité. Franchement, la fracture sociale entre le haut et le bas est consommée, délaissant au virus de désaffiliation et déliaison politique de gagner du
terrain… tous les terrains: élections des parlementaires, des communaux et des syndicaux et même dans les cercles associatifs.
6. Droit des citoyens à la culture politique… mais avant ; clarification et transparence s'imposent Faites un sondage où même simplement trainer un micro trottoir, vous vous rendriez
rapidement compte que le Marocain, quels que soient son niveau d'instruction, sa fonction, son statut social connait très mal la Constitution marocaine et le rôle des élus. Ceci est vrai
également pour beaucoup, que nous avons fréquentés, de dirigeants politiques, de ministres et commis d'Etat ; ambassadeurs et directeurs d'institutions publiques et de responsables de la
société civile. Entendons-nous bien, la formation politique est indispensable pour tous qui est par définition un droit. Pour que la formation politique soit véritablement l'essence
sociétale et génératrice de dynamisme collective et de bonne gouvernance, il est urgent, avant tout, de clarifier le pouvoir politique et ses différentes instances . (Exécutif,
législatif, etc.) et leurs prérogatives. Dans le même sens, de donner véritablement un coup de fouet au mécanisme et à l'accés à l'éligibilité : parité 50% hommes, 50% femmes, 1 mandat
par élu (au choix parlementaire ou communal, par ex), réduire l'éligibilité à 2 exercices par élu, limiter à 65 ans l'âge maximum de l'éligibilité et à la présidence de partis. Voici de
bonnes bases exigeant de réformes profondes dans notre manière de penser et de partager le pouvoir pour espérer entamer l'apprentissage démocratique dans la transparence et une dynamique
nationale. Ainsi, dés les premières années de la scolarité de l'élève en s'étalant à tous les âges de la vie. A ce sujet, chaque citoyen bénéficie de l'information, de la participation à
l'élaboration des enjeux collectifs portés au droit de vote et à l'engagement politique. Pratiquée dans l'ensemble des espaces publics qui en dépendent ; école, entreprise, municipalités,
associations, centres sociaux et culturels, médias…
De telle manière que tout et chacun prend conscience delà manifeste son désir de vivre ensemble, d'exister, d'être reconnu, de s'exprimer librement, certes, de devenir producteurs d'idées
et de cultures politiques en rapport avec ses attentes et de ses ambitions dans une dynamique nationale et internationale.
Dotant le politique d'une dimension cognitive, c'est-à-dire créatrice de sens et des valeurs afin d'offrir aux citoyens des opportunités concrètes pour construire, haut et lointain, des
buts et des programmes en commun en faveur des Marocains, et d'un Maroc aux cultures économiques et sociales en perpétuel mouvement et irréversiblement interculturel et mondialisé.
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